L’association

Le collectif Gast! a créé son pendant associatif, Quimper Égalité, fin 2014.

Nos valeurs:

Quimper Égalité œuvre pour l’abolition des inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques, et culturelles dont les femmes et les minorités de genre et de sexe sont victimes. Elle agit dans une perspective de promotion de l’égalité entre les femmes, les hommes et toute personne se considérant différemment dans la société civile et la sphère privée. En tant qu’association laïque, elle affirme sa neutralité vis-à-vis des opinions politiques et croyances religieuses.
Elle respecte la liberté de conscience de chaque personne.

Nos missions :

Les missions poursuivies par l’association sont :

  • militer pour l’acquisition de l’autonomie par et pour toutes les femmes/LGBTQI ;
  • lutter en faveur des droits des femmes/LGBTQI pour une société laïque et égalitaire, du droit à la contraception, à l’avortement, à la libre disposition de son corps, à l’égalité dans le monde du travail, à la représentativité dans la vie politique et citoyenne ;
  • lutter contre les violences physiques, sexuelles et morales exercées contre les femmes/LGBTQI en France et ailleurs, le harcèlement sexuel, l’usage sexiste de l’image de la femme, la ségrégation scolaire ;
  • lutter pour la reconnaissance de toutes les sexualités et toutes les identités de genre ; et contre la haine misogyne, homophobe, transphobe.

Nos principes d’intervention :

Chaque bénévole, adhérent.e et professionnel.le est encouragé.e à oser, innover et à proposer des projets permettant la poursuite de ses missions dans le respect des moyens existants et en réponse aux besoins identifiés.
Le partenariat est une garantie de l’efficacité des actions de Quimper Égalité. L’association agit avec son environnement et ses partenaires. Elle veille a une cohérence des actions et des réflexions partagées sur les besoins et les solutions à apporter. Elle favorise la mise en place des échanges et le travail avec les partenaires publics et associatifs.

Perspectives :

L’accueil, information et conseils aux femmes sur leurs droits

Nous sommes actuellement à la recherche de locaux, notamment pour pouvoir proposer des permanences. Celles-ci pourraient permettre d’orienter les femmes/LGBTQI en difficulté vers les partenaires qui semblent pertinents (le relais vers le Planning Familial pour les questions de santé sexuelle, les divers accueils d’urgence pour les femmes victimes de violences, les lieux d’accueil pour les personnes LGBTQI isolées, la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF), à travers le numéro vert 3919, etc.).
Beaucoup de structures d’accueil existent mais les personnes victimes et certaines associations féministes elles-mêmes méconnaissent les nombreuses possibilités. Elles sont en effet nombreuses et éparpillées.
À titre d’exemple, le numéro 115 en Finistère, sert aussi de numéro d’urgence pour les femmes victimes de violences (ce service permet de trouver un logement d’urgence immédiatement), spécificité dont s’est doté le département, est une information malheureusement méconnue.
Par ailleurs, les femmes qui vivent des violences au travail sous-estiment souvent l’impact de ces violences et mettent beaucoup de temps à réagir. C’est notamment dû au fait que beaucoup ignorent l’existence de centres d’accueils spécifiques comme l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT) qui propose une permanence téléphonique et un accompagnement dans les démarches juridiques.
Nous essayons donc de regrouper les informations, dans un souci de proposer à chacun.e une solution.

Information et sensibilisation du jeune public

L’association intervient déjà au lycée Diwan, à Carhaix, suite à une demande émanant du lycée. Nous avons proposé 3 ateliers sur l’année scolaire 2015/2016, un par trimestre.

Les thèmes abordés :
Déconstruction des stéréotypes ;
Sensibilisation à la parité et travail sur la place des femmes dans des secteurs traditionnellement masculins ;
Sensibilisation à la diversification des choix d’orientations et des choix professionnels ;
Prévention des violences sexistes et sexuelles, notamment par l’éducation des filles et des garçons au consentement.

Nous sommes partenaires du Planning Familial de Douarnenez, groupe local le plus proche. Nous relayons par exemple leurs documentations et les moyens de contraception lors de nos ateliers dans les lycées ou sur nos stands.
Nous démarchons pour intervenir dans d’autres lycées dès la rentrée prochaine. Une demande d’agrément pour intervenir dans les établissements publics est en projet.

Conférences et diffusion d’informations

Le site internet permet de lister et de diffuser les nombreux matériaux audio visuels disponibles sur les questions d’égalité (bibliographie, filmographie, émissions de radio, articles en ligne, etc.).
Le second point est de constituer un centre ressource et de faire rayonner d’autres sites qui peuvent être utiles et qui présentent les nombreuses études féministes tels que :
l’Association Nationale des Études Féministes (ANEF). Cette association publie un annuaire des recherches sur le genre en France ;
Adéquations et La Boucle proposent des formations sur les thèmes de l’égalité femmes/hommes et la lutte contre les discriminations ;
l’Association pour le Développement des Recherches et des Enseignements Féministes (ADREF)…

Quimper Égalité est parfois sollicitée pour intervenir dans certaines conférences et palabres. Nos recherches, nos discussions, nos réunions, nos activités, etc., permettent d’approfondir notre réflexion dans le fond et dans la forme. Certain.e.s d’entre nous, de par leurs métiers, leurs compétences, leurs sensibilités sont en mesure d’intervenir pour présenter et échanger autour de thématiques diverses : la place des femmes dans le secteur audiovisuel, la place des femmes dans les luttes politiques, etc.

La formation (des bénévoles et de la salariée)
L’association possède déjà un vivier de compétences : graphiste, webmaster, photographe, animatrice socioculturelle, éducatrices, chargé.e.s de développement dans le secteur audiovisuel, etc.
Mais nous allons la renforcer en proposant des formations aux bénévoles et à la salariée dans un souci d’affermir le niveau de professionnalisation, qui repose sur trois piliers :
La professionnalisation des activités : la cohérence d’un projet associatif et sa déclinaison en actions efficaces et pertinentes ;
L’efficacité du fonctionnement interne de l’association ;
Le niveau de compétence et de technicité des acteurs et actrices, bénévoles et salarié.e.s.

Il semble important de compléter nos compétences dans des domaines tels que la gestion financière, la communication, la gestion de projet, etc.

La communication : renforcer les outils existants

Nous avons la chance d’avoir parmi nos membres très actives et actifs une graphiste professionnelle qui met ses compétences à disposition de l’association bénévolement. De fait, tous les outils de communication sont réalisés en interne : affiches, flyers, cartes postales, autocollants, newsletter, etc.
Les supports telles les cartes postales, affiches, autocollants sont présentés sur notre stand (tenu régulièrement dans de nombreux événements publics) et vendus, pour la plupart, à prix libre afin que chacun.e puisse en acquérir. La plupart des articles sont bilingues. Ces supports sont souvent des prétextes à la discussion, autour des projets de l’association ou des questions relatives à nos compétences.
Nous envoyons par e-mail une newsletter à ceux et celles qui le souhaitent. Pour la concevoir, nous avons créé un comité de rédaction. Ainsi, nous travaillons ensemble pour rédiger une lettre d’information qui résume toutes les activités de l’association, les projets en cours, à venir, etc. Chacun.e est ainsi informé.e et peut nous solliciter (pour des informations, pour s’inscrire à nos ateliers ou à nos stages, pour rejoindre l’association, etc.) au besoin.
La newsletter est envoyée chaque mois à toute la mailing list, qui compte plusieurs centaines de personnes et s’agrandit de jour en jour.
Parmi les outils numériques, nous utilisons également le réseau social Facebook, ce qui permet aisément de relayer des informations, des photos et d’informer les intéressé.e.s. C’est un excellent outil d’échange avec les membres de l’association, les partenaires. Cela permet aussi à celles et ceux qui ne souhaitent pas forcement être inscrit.e.s sur la newsletter d’avoir des informations.

Développer l’axe auto-défense

La salariée de l’association est en cours de formation à l’autodéfense féministe, elle sera en mesure de proposer des stages à partir d’octobre 2017.
Née il y a trente ans, au même moment que les refuges pour femmes victimes de violences, l’autodéfense est une stratégie pour prévenir et contrer les violences faites aux femmes qui a été développée et portée par le mouvement des femmes. Elle a pour but de remettre en question la construction de genre qui cause, banalise et justifie ces violences et ainsi de développer la capacité d’action des femmes. Elle accroît leur répertoire d’attitudes et de comportements afin de se protéger dans une perspective de prévention primaire.
Il s’agit d’une réponse globale aux violences, incluant des techniques physiques de défense, la pose verbale de limites, l’entraînement mental, l’évitement de l’escalade de la violence, la réflexion et l’information. Les vécus des participantes et leur connaissance des formes de violence en est le point de départ. Elles peuvent développer et tester différentes stratégies de prévention à la violence dans un contexte de sécurité pour trouver les moyens qui leur conviennent, tout en respectant leurs choix personnels.

Le festival Clito’rik

Une première édition a eu lieu en avril 2015. Celle-ci a remporté un franc succès.
L’idée est de sensibiliser le public sur l’égalité femmes/hommes/LGBTQI à travers différents prismes. « Plaisirs et sexualités » est le thème qui a été choisi pour la première édition, nous préparons actuellement la seconde édition. Ce festival permet de fédérer le public, les partenaires. C’est un outil innovant qui mêle de nombreuses propositions (conférences, ateliers, projections et diffusions radiophoniques, rencontres, discussions, etc.).
Cet événement est un moyen pour concentrer diverses notions-clés telles que la contraception, l’éducation non-sexiste, l’homophobie, la connaissance de son corps, le consentement, les questions de genre, etc.
En effet, au nom du vivre-ensemble, il nous paraît essentiel d’aller de l’avant toutes et tous ensemble afin de faire reculer complexes, tabous, préjugés qui sclérosent notre société et nourrissent les inégalités.

Les ateliers et les stages

La sérigraphie est une technique d’imprimerie attrayante du fait de son accessibilité et de sa visibilité. Il s’agit d’une technique d’imprimerie qui utilise des pochoirs interposés entre l’encre et le support. Les supports utilisés peuvent être variés. La fabrication de la presse était à notre portée et l’apprentissage de la technique se fait au fur et à mesure. C’est un excellent médiateur pour à la fois souder une équipe et pour diffuser le logo de l’association et des visuels féministes de manière ludique.
Nous proposons régulièrement des ateliers de recyclage pour fabriquer son « pisse-debout » à partir de cintres à épaulettes larges, afin d’éviter aux femmes des attentes interminables pour aller au toilettes, d’éviter aussi des prises de risque dues au fait de s’isoler pour uriner, ou encore la pénibilité de devoir baisser son pantalon ou sa jupe pour ce faire. Ces divers ateliers sont aussi le prétexte d’une rencontre, d’un échange et réunissent des personnes de tout âge, de tout genre et se déroulent de manière très conviviale et très fluide. Manier les outils en toute assurance pour fabriquer l’objet n’est pas quelque chose d’évident, nous profitons de ces ateliers pour montrer aux femmes que ce petit bricolage simple est à la portée de toutes et qu’elles peuvent s’approprier ce savoir-faire : il s’agit d’une notion féministe appelée l’empowerment.
Nous développons actuellement des ateliers de « réparation et bricolage au quotidien » pour apprendre aux personnes isolées et avec peu de ressources à réparer certaines choses par elles/eux mêmes.
Le bilinguisme fait partie de nos atouts. Nous développons donc des stages d’apprentissage des bases de la langue bretonne à un public demandeur, de tout âge et de tout horizon. Ce sont des stages à prix libre, les enseignants sont bénévoles. Notre réseau nous permet pour l’instant de trouver des lieux qui nous accueillent gracieusement et des personnes compétentes pour enseigner qui sont disponibles. Ces stages sont l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes, de mêler différents réseaux et d’enrichir nos champs d’interventions.

Nos outils audiovisuels

La projection de documentaires et de fictions.
Le cinéma est un outil privilégié qui permet d’aborder les questions des droits des femmes, des minorités sexuelles et des genres à de nombreuses personnes. Cela rend parfois accessible ce qui semble inaccessible.
Les documentaires sont pré-sélectionnés lors de commissions organisées tout au long de l’année. Vient ensuite la démarche de contact pour avoir les droits de diffusion (boîte de production ou réalisateur directement selon l’ampleur du film). Reste l’acquisition du matériel de diffusion, que certaines associations nous prêtent gracieusement. Certain.e.s membres de l’association ont de bonnes compétences techniques que nous mettons ici à profit.
La création de nouveaux outils.
Il existe déjà de nombreux outils audiovisuels pour sensibiliser sur les questions des droits des femmes, de plus en plus d’outils de sensibilisation apparaissent sur l’homosexualité mais peu existe encore sur la question transgenre. Nous avons donc décidé d’en créer. L’exposition sonore Trans’istor est notre première création. C’est le fruit d’un travail complice entre plusieurs membres de l’association (une personne qui souhaitait témoigner, une photographe et deux artistes spécialistes du son qui se sont chargé.e.s de la partie audio).
La diffusion de ce nouvel outil, déjà inaugurée en octobre 2015  fait partie des perspectives (recherche de lieux, communication, coordination, logistique).

Conclusion

Au niveau national, les associations féministes sont plus dynamiques que jamais. Au niveau local, elles sont assez peu présentes et actives. Notre collectif, devenu association, s’est créé en réponse à cela. Bien évidemment, nous nous engageons sur un terrain de revendications qui existaient déjà : lutte pour l’égalité femmes/hommes/LGBTQI, lutte pour la reconnaissance de toutes les sexualités, etc. Mais tout en s’inscrivant dans l’héritage de nos ainé.e.s féministes, nous renouvelons les modes d’action, notamment à travers le développement de festivals novateurs, des stages divers, la création d’outils audiovisuels, etc.
Les projets en place, en cours et à venir ainsi que leur succès sont la preuve d’un fort engagement, d’une grande créativité et d’un humour fédérateur.

 

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